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09/07/2014

Les propositions de l'Institut Montaigne pour relancer l'emploi

logo-institut-montaigne2.pngL'Institut Montaigne, cercle de réflexion indépendant vient de publier, en marge de la Conférence sociale, des recommandations pour sortir la France de son incapacité à engager de vraies réformes sociales :

- unifier les dispositifs d'allégements de charges existants et les intégrer définitivement dans le barème des cotisations sociales;

- geler le SMIC pendant trois ans sauf évolution de l'inflation (qui est actuellement à zéro);

- expérimenter un SMIC dérogatoire pour les jeunes afin de gommer la barrière à l'entrée;

- donner plus de marge de manoeuvres à la négociation au niveau de l'entreprise sur le temps de travail en permettant, par exemple; aux entreprises de sortir du carcan des 35 h en remontant le seuil de déclenchement des heures supplémentaires et en rétablissant l'exonération d'impôts;

- relever la durée du travail dans la fonction publique et autoriser les recrutements sur certains postes en contrat de droit privé;

-limiter le recours aux CDD par un système de bonus-malus et permettre aux employeurs de recruter en CDD jusqu'à 3 ans, comme cela se fait dans la fonction publique...

08/07/2014

Les métiers qui montent?

Le Point, magazine d'information de haute qualité par ailleurs, vient de publier une "étude exclusive" sur les nouveaux métiers.

Le blog CARRIERE ne pouvait que s'y intéresser. Mais hélas, on doit bien constater que cette étude qui est, selon ses auteurs, décalquée d'une étude anglo-saxonne, est bien étonnante.

Elle affirme par exemple que la fonction de "officier de la Cour" ou de "commis de tribunal" sont des métiers très menacés dans l'avenir. Ce serait ennuyeux si ces métiers existaient en France.

Ou encore que le métier de percepteur est très menacé (si ça pouvait être vrai...)

Ou bien que l'avenir est bouché pour le métier de scrutateur... Espérons qu'il ne faut pas craindre la disparition des élections et de la démocratie, mais qu'il faut plutôt croire en une erreur de traduction.

En revanche, soyons optimistes pour la carrière de entrepreneur en pompes funèbres, métier qui n'est pas appelé à disparaître selon cette étude (mais on s'en doutait hélas un peu) même s'il est "un peu menacé" (par qui?).

On sera moins étonné de lire que le barbier a peu d'avenir mais on le sera plus de savoir que le conseiller fiscal est quasi en voie d'extinction...

Les exemples de nos étonnements sont nombreux.

Ce n'est peut-être pas le bon conseil à suivre pour ceux de nos lecteurs qui recherchent une meilleure orientation pour leurs CARRIERES.

29/06/2014

Nos carrières en France sont en danger si l'inertie du gouvernement continue !

Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier ministre, notre appel solennel est avant tout un cri d'alarme de citoyens français inquiets pour l'avenir de leur pays".

Dans une lettre ouverte signée par les dirigeants de toutes les organisations patronales (MEDEF, CGPME, l'UPA (artisanat), FNSEA (agriculteurs), UNAPL (professions libérales), AFEP (grandes entreprises), Croissance + (entreprises à forte croissance) et ASMEP-ETI (entreprises de taille intermédiaire) publiée dans le Journal du Dimanche et adressée à François Hollande et Manuel Valls les entreprises de France poussent un "cri d'alarme". 

Concrètement, ils demandent au gouvernement d'appliquer les réformes promises. Parmi elles : baisses des impôts, simplification des normes, réductions des dépenses publiques. "Depuis une décennie, notre pays s'affaiblit, et contrairement à nos voisins européens, aucun signe de reprise ne s'annonce", jugent les auteurs de la lettre, fustigeant une réglementation qui "contraint les initiatives". Pour ces chefs d'entreprises, "il faut agir rapidement".

Après des "discours qui ont redonné espoir aux entrepreneurs", ils constatent que les actes ne suivent pas les discours et réclament "trois actes concrets" :

- inclure de manière explicite et rapidement" dans la loi les promesses du Pacte de responsabilité sur une baisse des charges et de la fiscalité.

- mettre en place un moratoire sur "tout texte législatif et administratif qui viendrait complexifier notre réglementation, mettre des contraintes ou renforcer les contrôles et les sanctions sur les entreprises et les entrepreneurs".

- réaliser enfin des "réformes structurelles" sans "tabous" ni "dogmes" pour baisser la dépense publique.

Ils poursuivent : "Il nous faut désormais assumer, dans l'action, une politique en faveur de la croissance et de l'emploi, donc des entreprises et de leurs salariés". Il faut accepter de regarder enfin les blocages structurels, de toucher à des tabous ou des dogmes, de moderniser, de capitaliser sur les fonctionnaires et leur envie de faire".

Si l'exode des diplômes français doit être arrêté, il est urgent que ces demandes soient entendues...

18/06/2014

Comment décourager les patrons de prendre des apprentis...

Le nombre d'apprentis est en baisse constante. Pourtant tous les politiques affirment que l'apprentissage constitue la meilleure voie vers le CDI.

Que se passe-t-il?

On trouvera ci-dessous un exemple de ce que craignent les employeurs (il est à craindre que la même solution s'appliquera désormais aussi aux stagiaires avec la nouvelle réforme des stages) :

 

Un salarié avait été engagé  dans le cadre d'un contrat d'apprentissage, à compter du 7 septembre 1998 jusqu'au 31 août 1999, en vue de préparer un baccalauréat professionnel. Le contrat avait pris normalement fin à la survenance de son terme.  Sic ans après (!), le 12 décembre 2005, l’intéressé a  saisi la juridiction prud'homale pour obtenir la requalification de son contrat d'apprentissage en contrat à durée indéterminée et la condamnation de son employeur au paiement de diverses sommes à titre notamment de licenciement sans cause réelle et sérieuse au motif qu'il avait fait le même travail que les salariés en CDI. La Cour de cassation lui a donné raison.(Cass soc. 13 février 2013).

).

10/06/2014

Comment décourager les employeurs

Le gouvernement actuel a trouvé !

Vous saviez que le contrat de travail pouvait se terminer par le licenciement ou la démission (sans parler des cas de force majeure ou de l'intervention d'un juge). Eh bien, désormais, le salarié peut simplement PRENDRE ACTE de la rupture aux tords de son employeur et même, comme il n'est pas question qu'il attende que les Prud'hommes se soient prononcé sur sa démission déguisée, la loi BRAILLARD lui permet de sauter l'étape de la conciliation et il doit être entendu par le juge dans les 30 jours !

Qui est ce Monsieur Braillard ? Un député certes mais qui, comme beaucoup de ses collègues, n'a évidemment jamais créé une entreprise ni même mis les pieds dans une entreprise... Sinon, il n'aurait pas commis cette absurdité qui enlève encore une fois le désir de recruter...