29/05/2013
anglais courant...
Qui n'a pas hésité sur la meilleure formulation pour faire connaître son niveau de langues ?
Pour trouver la meilleure formulation, qu'il s'agisse de la rédaction du CV ou de toute autre situation, il suffit, là encore, de se mettre dans la peau de son interlocuteur...
Si vous retenez la formulation "anglais courant", votre interlocuteur sera pas plus avancé car cela peut vouloir dire soit que vous parlez très bien, "couramment", soit que vous savez utiliser le vocabulaire courant du quotidien, du genre : "bonjour, comment allez-vous?".
Si vous préférez indiquer un score (TOEFL ou autre), sachez que peu de recruteurs maîtrisent la signification de ces scores et que souvent ils ne leur accordent pas autant d'importance que vous pourriez le penser.
Les autres expressions suivantes ne vous aideront pas ou même vous desserviront :
- "niveau universitaire" ne signifie strictement rien
- "niveau scolaire" signifie : "je suis plutôt nul"
- " lu, écrit, parlé" ne donne aucune indication sur votre capacité à bien lire, bien écrire ou bien parler...
Les expressions suivantes sont déjà plus évocatrices :
- bon niveau, excellent niveau, niveau professionnel, bilingue, langue maternelle...
Mais rien ne vaut une phrase honnête d'explication telle que celle-ci : "le niveau théorique est très correct et quelques mois devraient me permettre de retrouver un niveau professionnel" ou toute autre formulation sous forme de phrase complète.
Sachez enfin qu'avouer que vous n'êtes absolument pas capable de prononcer correctement un mot dans la langue concernée ne vous fera aucun tord, au contraire. D'une part parce que l'honnêteté est toujours appréciée et d'autre part parce que, contrairement à ce qui est seriné par les médias et donc par tout le monde, la connaissance parfaire d'une langue n'est vaiment indispensable que pour 5 à 8 % des postes !
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08/04/2013
Carrière et laïcité...
Par deux arrêts rendus le 19 mars 2013, la chambre sociale de la Cour de cassation a précisé les contours du principe de laïcité, dans deux affaires de licenciement d’une salariée aux motifs qu’elle portait un voile islamique laissant voir le visage mais couvrant les cheveux et contrevenait ainsi à une disposition du règlement intérieur de l’employeur. Dans l’affaire concernant la Caisse primaire d’assurance maladie de la Seine Saint-Denis, s’agissant d’une salariée travaillant comme “technicienne de prestations maladie”, la Cour de cassation juge pour la première fois que les principes de neutralité et de laïcité du service public sont applicables à l’ensemble des services publics, y compris lorsque ceux-ci sont assurés par des organismes de droit privé. Si les dispositions du code du travail ont vocation à s’appliquer aux agents des caisses primaires d’assurance maladie, ces derniers sont toutefois soumis à des contraintes spécifiques résultant du fait qu’ils participent à une mission de service public, lesquelles leur interdisent notamment de manifester leurs croyances religieuses par des signes extérieurs, en particulier vestimentaires. Le licenciement de la salariée est dès lors déclaré fondé. En revanche, dans l’affaire Baby Loup (F 11-28.845), s’agissant d’une crèche privée, qui ne peut dès lors, en dépit de sa mission d’intérêt général, être considérée comme une personne privée gérant un service public, la Cour de cassation rappelle que le principe de laïcité instauré par l’article 1er de la Constitution n’est pas applicable aux salariés des employeurs de droit privé qui ne gèrent pas un service public. Le principe de laïcité ne peut dès lors être invoqué pour priver ces salariés de la protection que leur assurent les dispositions du code du travail. Selon les articles L. 1121-1, L. 1132-1, L. 1133-1 et L. 1321-3 du code du travail intégrant les dispositions de la directive de l’Union européenne du 27 novembre 2000 prohibant les discriminations fondées notamment sur les convictions religieuses, les restrictions à la liberté religieuse doivent être justifiées par la nature de la tâche à accomplir, répondre à une exigence professionnelle essentielle et déterminante et proportionnées au but recherché. Tel n’est pas le cas de la clause générale de laïcité et de neutralité figurant dans le règlement intérieur de l’association Baby Loup applicable à tous les emplois de l’entreprise. Une telle clause étant invalide, le licenciement de la salariée pour faute grave aux motifs qu’elle contrevenait aux dispositions de cette clause du règlement intérieur constitue une discrimination en raison des convictions religieuses et doit être déclaré nul. L’arrêt de la cour d’appel de Versailles qui avait déclaré le licenciement fondé est dès lors cassé
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27/03/2013
Non, Monsieur Hollande, la courbe du chômage ne s'inversera pas en 2013
Le chômage croît... Ce ne sont pas les contrats aidés (qui sont financés par les Français) qui y changeront quelque chose. Pourquoi nos gouvernants font-ils semblant de croire le contraire. N'ont-ils donc pas enfin compris que seules les entreprises créent de l'emploi et qu'elles n'en créeront pas tant qu'elles seront submergées de charges et de contraintes juridiques et tant que certains ministres (qui ne connaissent rien à l'entreprise pour n'y avoir jamais mis les pieds) continueront de tenir un discours anti-entreprises.
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07/03/2013
A PROPOS DES STAGES...
C 'est une vieille lune : beaucoup s'imaginent à droite comme à gauche que le système des stages en entreprise, c'est la porte ouverte à l'"exploitation" et que c'est une façon pour beaucoup d'éviter d'embaucher.
Les récents propos de la ministre de l'enseignement supérieur, Madame FIORASSO, une enseignante et agent de collectivités locales qui n'a jamais vraiement travaillé en entreprise et qui n'y a jamais été stagiaire, illustrent une fois de plus cette idée.
Elle pense qu'un stagiaire vaut un salarié et que beaucoup ne prennent des stagiaires que pour éviter de recruter un salarié. Cette idée est indécente :
Quelle indécence pour les salariés : leur expérience ne vaudrait donc rien ?
Quelle indécence pour les entreprises : la plupart d'entre elles en France sont en grande difficulté dans la période de crise actuelle. Autrement dit : une décision de ne plus recruter de stagiaires n'entrainerait évidemment pas une décision de recruter des salariés pour les mêmes postes.
Quelle indécence pour les jeunes : conséquence des appréciations de la ministre : il faut interdire les stages de plus de 6 mois et interdire les stages en dehors des cursus de formation. Quelle belle idée pour réduire encore les possibilités de stages pour les jeunes et pour les empêcher de tester de nouvelles activités, de changer une orientation qui se révèlerait décevante...
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23/01/2013
EXCLUSIF : les statistiques officielles du Conseil de Prud'hommes de Paris
En 2012, les saisines du Conseil de Prud'hommes de Paris (évidemment de loin le plus important de France) ont diminué de près de 18 %. L'explication essentielle : le développement des ruptures conventionnelles mises en place par le gouvernement de François FILLON. Ces ruptures conventionnelles ont le grand mérite de faciliter les départs à l'amiable. Ce n'est pas pour autant que les délais de traitement des affaires se sont raccourcis. Ils ont plutôt augmenté passant de 16,6 mois fin 2011 à 16,9 mois fin 2012 en raison du nombre croissant d'affaires renvoyées à la demande des parties.
Il faut savoir aussi que parmi les affaires terminées, seulement 57 % l'ont été par un jugement, 5 % par une conciliation et 38 % par une autre cause (désistement, accord intervenu entre temps, caducité, etc.)
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