22/08/2013
Toujours plus de diplômes...
Le consensus actuel en faveur des diplômes est lourd de conséquences pour la réussite d’une carrière. Il n’est pas un homme politique qui ne tienne ce discours : « les diplômés ont plus de chance de trouver un emploi que les non diplômés ». Sans préciser souvent que la plupart des diplômes ne mènent à rien et en tous cas pas à la carrière qui sera réellement suivie par le titulaire du diplôme. Seuls 18 % des salariés exercent un métier auquel leur diplôme était censé les préparer. C’est un immense gâchis et une perte pour les finances publiques qui dépasse le déficit de la Sécurité sociale de très loin.
Il est vrai qu’un diplôme donne un avantage concurrentiel dans certains métiers mais, si on raisonne globalement, cet avantage se fait au détriment de la majorité de la population puisque la grande majorité des diplômes n’ont pas d’incidence sur la capacité à trouver un emploi…
Plus le flux de nouveaux diplômés gonflera le stock de candidats à une promotion au niveau de cadre, plus cela diminuera la chance de chacun d’entre eux d’y parvenir. Les entreprises sont bien entendu incitées à trier en fonction des compétences réelles et à jouer la surenchère.
L’absurde inflation de bacheliers est un exemple de ce qu’il ne faudrait pas faire.
Mais le marché de la formation, initiale, universitaire ou continue, alimente tant de positions acquises et tant de forteresses diverses qu’il est et restera très difficile de changer tout cela…
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29/07/2013
Vous ne pourrez plus faire réaliser de bilans de compétences par des centres spécialisés ! La quantité l'emporte sur la qualité !
Que se passe-t-il ? Les « partenaires sociaux » font vraiment n’importe quoi. Pour faire avancer sa carrière, les bilans de compétences étaient une bonne solution. Seulement voilà. Les gouvernements successifs, de gauche et de droite, ainsi que les syndicats d’entreprises et de salariés n’ont eu de cesse de compliquer et rigidifier l’idée jusqu’à ce qu’elle devienne impraticable.
Il y a quelques années, tout organisme qui le souhaitait pouvait devenir un centre de bilans de compétences : il suffisait de s’inscrire auprès des organismes collecteurs du 1% formation et les bénéficiaires devaient seulement demander un chéquier bilan à l’ANPE (POLE EMPLOI).
Puis il a fallu être agréé par un organisme paritaire tel que les FONGECIF, institutions paritaires patronat-salariés créées par la loi.
Puis le FONGECIF ILE DE France a inventé le « partenariat qualité » qui visait à permettre aux organisations syndicales de donner la priorité à certains centres de bilans selon des critères obscurs qui n’avaient rien à voir avec la satisfaction des bénéficiaires dont l’avis importait peu. Devant les réactions, le FONGECIF IDF a abandonné cette discrimination.
Mais il récidive désormais en alourdissant les critères d’habilitation des centres de bilans et en créant une nouvelle discrimination : ne peuvent désormais prétendre réaliser des bilans que les centres qui ont au moins réalisé 90 bilans durant la dernière période d’habilitation.
Autrement dit, les centres de bilans qui sont spécialisés sur un métier particulier et qui, par conséquent, réalisent peu de bilans, n’ont aucune chance de se voir habilités en 2014 !
Le FONGECIF D’ILE-DE-FRANCE se montre incapable d’expliquer les raisons de cette discrimination qui avantage les grosses structures au détriment des petites et qui est fondée non plus sur la qualité, ce qui pourrait se comprendre, mais sur la quantité. Plus vous faites de bilans, plus vous êtes bons ?
Ce scandale a été dénoncé par l’Association syndicale des Centres de Bilans de Compétences.
Les lourdeurs procédurales mises en place par les partenaires sociaux (il faut remplir un formulaire très décourageant et attendre 40 jours par exemple avant de voir sa demande de bilans acceptée ou refusée, selon des critères propres à chaque commission paritaire) avaient pourtant déjà découragés les candidats aux bilans. En 2013, le nombre de demandes a diminué, à ce jour, de 20% !
Ce n’est pas ainsi qu’on permettra aux compétences de s’épanouir et aux salariés de booster leurs carrières…
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25/06/2013
Les carrières passent par les entreprises : ne tuons pas les TPE !

Dernière minute : le CA des auto-entrepreneurs va être
limité à 10 000 ou 27 000 euros maximum
La Ministre Sylvia Pinel vient de préciser les montants maximum de CA qui pourraient s'appliquer dès la rentrée prochaine aux AE qui exercent une activité secondaire. La Ministre Sylvia Pinel vient de faire une nouvelle déclaration concernant les modifications qui vont être apportées au régime de l’auto-entreprise dès la rentrée prochaine.Tous les auto-entrepreneurs qui ont créé leur entreprise en tant qu’activité secondaire se verront imposer un plafond de chiffre d’affaires.
Le plafond de CA pourrait être limité à “10 000 euros annuels pour les services et 27 000 euros pour les commerçants”. Rappelons qu’aujourd’hui les plafonds sont respectivement de 32 600 euros et de 81 500 euros. Même si elle ne veut pas donner l’impression que tout est déjà décidé (”C’est encore à l’état de discussion”), vous avez au moins une idée de ce qui vous attend….Alors que 10% à peine des auto-entrepreneurs parviennent à dégager un CA supérieur au SMIC, la Ministre considère que ce type de mesures (plafond de CA, durée limitée de l’AE pour les activités principales, …) est de nature à “encourager l’esprit entrepreneurial” car, selon elle, les AE “ne veulent pas développer leur chiffre d’affaires” car ils sont trop attachés aux avantages de leur régime.
Au-delà de ces seuils, les AE seront considérés comme exerçant en activité principale avec les conséquences que cela peut entraîner : dispositif d’accompagnement obligatoire via les CMA et les CCI, limitation dans le temps de l’auto-entreprise…
Pétition des Poussins - cliquez sur l'image
À la suite des changements annoncés pour le statut d'auto-entrepreneur par la ministre chargée de l'Artisanat Sylvia Pinel, un nouveau mouvement, les Poussins, lancé sur Internet, part en guerre contre le gouvernement pour défendre le régime de l'auto-entreprise.
Il y a eu les Pigeons, puis les Autruches. Aujourd'hui ce sont les Poussins qui s'en prennent au gouvernement. Les Poussins ? un nouveau mouvement contestataire orchestré par des auto-entrepreneurs pour se faire entendre. Ils se présentent comme « un collectif composé d'auto-entrepreneurs et de citoyens, apolitiques, transpartisans et indépendants de tout syndicat » et se prononcent contre les futurs changements envisagés par le gouvernement pour le régime d'auto-entrepreneur.
Revendications organisées
En plus de faire parler d'eux avec leur initiative et leur slogan « Ne tuez pas dans l'oeuf nos projets », ils ont lancé une pétition en ligne sur leur site internet qui compte déjà 10 000 signatures. Une pétition qui sera remise à la ministre chargée de l'Artisanat Sylvia Pinel, ainsi qu'au ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg. Soutenus par l'Union des auto-entrepreneurs et par la Fédération des auto-entrepreneurs, les deux organisations représentatives du régime, les Poussins comptent bien donner de la voix contre le projet de loi visant à réduire la durée du statut d'auto-entrepreneur. Une démarche établie sur Internet et relayée grâce à l'utilisation des réseaux sociaux.
Pigeons, Moineaux, Autruches... les oiseaux contestataires
Les Poussins ne sont pas les seuls entrepreneurs à se mobiliser en empruntant des noms d'oiseaux. Avant eux, d'autres mouvements contestataires tels que les Pigeons (un groupe d'entrepreneurs qui protestait contre l'imposition sur la vente d'entreprise), les Moineaux (une association de jeunes entrepreneurs en difficulté) ou bien encore les Autruches (qui grognaient contre la complexité inutile de l'administration du pays et militaient pour une imposition plus juste) ont eux aussi voulu faire part de leur mécontentement face à la politique adoptée par l'État concernant l'entrepreneuriat.
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20/06/2013
Pourquoi le chômage ne peut pas baisser avec votre politique, M. Hollande
Le Président de la République a affirmé à nouveau que la "courbe du chômage" va s'inverser à la fin de l'année.
Comment pense-t-il arriver à ça ?
En augmentant les dépenses publiques : les contrats aidés, par nature, ne peuvent exister que parce que l'Etat, donc les citoyens, les financent. Or, ce n'est pas en appauvrissant les citoyens qu'on pourra créer des emplois.
Car ceux qui payent des impôts ce sont vous et moi, directement ou indirectement comme salariés ou actionnaires des entreprises. Et plus on nous appauvrit, moins on ne peut relancer l'économie ni créer des emplois...
Quand comprendra-t-il, notre Président, que la création d'emplois non aidés (les seuls vrais emplois durables) et donc la vraie baisse du chômage ne dépend que des décisions des chefs d'entreprise. Et que ces décisions dépendent de la marge qui leur est laissée. Ce n'est que pas une baisse des charges et des impôts que la situation peut s'inverser et ce n'est que dans un climat pro-entrepreneur que des emplois seront créés...
Le discours anti-entreprises et anti-entrepreneurs de certains ministres est à cet égard très inquiétant.
Mais faut-il s'en étonner puisque, sur 38 ministres, un seul a déjà travaillé dans une entreprise privée ?
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04/06/2013
QUELQUES CHIFFRES...
L'ACOSS et d'autres organismes ont diffusé dernièrement des chiffres intéressants sur la marché du travail en France.
C'est ainsi que l'on apprend que la population active (les 3,1 millions de chômeurs en catégorie A sont exlus) se répartit ainsi :
- salariés : 22,6 millions (dont 19,6 millions en CDI), soit 88 %
- chefs d'entreprise non salariés : 3 millions, soit 12 %
La proportion de temps complet est de 82,1 %
Au 3e trimestre 2012, les contrats d'embauche étaient ventilés de la façon suivante :
- CDI : 15,6 %
- CDD de plus d'un mois : 18,7 %
- CDD de moins d'un mois : 65,7 %
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