15/01/2014
Encore une enquête baclée...
Le célèbre Observatoire national des zones urbaines sensibles, un service du Ministère délégué à la Ville dont le titulaire est Monsieur François LAMY (un homme qui n'a jamais travaillé dans une entreprise, comme ses 38 collègues du gouvernement), vient de diffuser une "enquête" dont la valeur scientifique fait débat.
En effet, dans ses conclusions, cette enquête affirme que les CV parisiens ont plus de chance d'accéder à l'entretien que les CV de Seine-Saint-Denis. Et il a fallu des mois de travail d'un pack de fonctionnaires pour aboutir à cette évidence qui ne démontre en aucune manière qu'il y a eu discrimination infondée.
Pourquoi les CV parisiens ont-ils plus de chance d'aboutir à une entretien ?
Parce que les entreprises préfèrent les candidats dont le lieu de travail est mieux desservi ou est plus proche de leur siège. Et Paris, de ce point de vue, est préférable à un département périphérique. C'est du simple bon sens.
L'enquête avance un autre constat : le candidat a moins de chance s'il habite boulevard Barbès que s'il habite place du Tertre. Quelle est la valeur statistique de ce constat ? Peut-être tout simplement que le seul candidat de Montmartre a des compétences plus en phase avec le profil recherché que le seul candidat du boulevard Barbès... Le constat pourrait être probant s'il faisait état de dizaines de cas similaires. Or sont-ils si nombreux les candidats à habiter place du Tertre ?
De qui se moque-t-on?
Les entreprises ont autre chose à faire que trier des candidatures sur des bases aussi stupides. Mais cela a fait cogiter quelques fonctionnaires. Une source d'économie pour M. Hollande ?
Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : discrimination, embauche, carrière, emploi
Commentaires
Ce qui compte pour les entreprises, ce n'est ni l'adresse, ni la tête d'un candidat; c'est qu'il corresponde au poste, c'est-à-dire qu'il ait les compétences requises, naturellement, mais aussi qu'il soit raisonnablement proche géographiquement. Un salarié coûte cher, les entreprises n'ont pas les moyens de prendre de risques. A compétences équivalentes, elles choisiront rarement le candidat le plus éloigné qui serait à la merci de difficultés de transport que l'on sait hélas si fréquentes.
Arrêtons donc avec ces faux constats de soit-disant discriminations. Juste un peu de "jugeote", messieurs, s'il vous plait!
Écrit par : jacqueline | 16/01/2014
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